Je me réveille en sursaut, seule entre mes draps, mon corps émérgé dans le noir. Le silence règne autour de moi, rien ne bouge, un semblant de lumière passe en dessous ma porte mais n'éclaire rien de ce qui m'entoure. Encore une nuit agitée, je me suis reveillé, sortant d'un rêve que je pensais être entrain de vivre. J'en ai encore des secousses dans le coeurs & des papillons dans l'estomac. Ca fait un moment, plusieurs nuits d'affilées que je met une éternité à trouver le sommeil & une fois endormie dans ma tête plus rien ne va, les images s'entrechoquent avec un silence qui me terrifie à m'en faire frissoner le corps tout entier. Des souvenirs, tans de souvenirs que je penssait chassés de ma tête mais qui depuis quelques temps se sont remis au premier rang de ma mémoire. Ils se bousculent, me font réfléchirent & me heurtent. Ces nuits que je passe désormais seule où les seuls bras que j'ai trouvé pour me réconforter sont ceux du déséspoir. Je suis donc réveiller en pleine nuit, mon réveil, posé à même le sol au pied de mon lit, indique qu'il est cinq heures vingt-six du matin. Tout est encore calme à une heure aussi matinale seul la lumière de quelques phares de voitures passant au travers de mes volets me rappelle que je suis bel & bien éveillé. Pourtant les images de mon rêves continuent de s'entremêler dans ma tête sans que je ne puisse rien y faire. On est lundi mais c'est les vacances, un mois de juillet un peu frisquet voilà bientot trois mois que la pluie qui tombe me rappelle cette aprés'midi où tout s'est envolé. Je n'ai pas de regrets ni même la sensation d'avoir fait une erreur. La tristesse et ce sentiment de trahison se sont envolé depuis ; pourtant je continue à penser à tout ca sans la moindre émotion, pas un sentiment ne se mélange à ces souvenirs et encore moins un sentiment, non je ne le dirais pas ce mot est me semble t'il, maintenant, une insulte dans ma bouche. J'attends que la journée commence, que les heures défilent pour me noyer dans le tourbillon de la vie et appaiser un peu ma mémoire, le temps d'une simple journée. Mes journées sont ce qu'il y a de plus ordinaires, je me lève, me prépare, avale quelque chose au passage, je sors, je rie, je ne suis pas vraiment quelqu'un qui me prend la tête, j'ai toujours préféré rire même faussement plutot que de me remémorer des choses qui ont pu me faire du mal. Mais j'avoue que derniérement mes nuits me rattrapent, me faisant vomir tout ce que j'ai pu garder au fond de moi. Ca me soulage en fait, de savoir que je suis capable de travailler sur moi même sans avoir à pleurnicher chez les autres. Oh oui j'ai toujours détesté ca : me pleindre de ma vie aux autres & je deteste par ailleur qu'on vienne pleurer dans mes bras. Je n'ai jamais su quoi répondre à quelqu'un qui se devider de ses larmes devant moi, en même temps je ne vois pas ce qu'on peut trouver à leurs dire. Enfin un semblant de lumière me sort de mes pensées, les mettants de côté jusqu'à ce soir.